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Plus de 500 personnes à Puylagarde pour la projection du film : "Au village sans prétention", restitution de la résidence de territoire

lundi 2 mars 2015, par Corinne Trevisan

Salle comble à Puylagarde avec plus de 500 spectateurs venus découvrir le film "Au village sans prétention" réalisé par Julien Malassigné et Jean-Baptiste Fribourg mais également venus rendre hommage à Frédéric Kerestedjian.

« On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux ». La séance exceptionnelle des Hivernales du documentaire vendredi 27 février, à Puylagarde, a honoré la mémoire de Frédéric Kérestedjian de la plus belle façon : plus de 500 personnes se serraient dans la salle des fêtes de Puylagarde pour assister à la projection.

Nouveau maire, président de la communauté de communes, du Pays, DRAC, élus riverains, habitants et voisins, « gens de toutes sortes » regardaient dans la même direction.

Le petit film de 3 minutes tourné en résidence de territoire à Parisot, réalisé par Béatrice Amiel et Jean-Michel montrait Frédéric à son poste, illustré d’une allégorie arménienne des coureurs de balles de paille. Dévalant une pente abrupte, ne font-ils que guider, parfois retenir l’énorme masse prête à les écraser ? Et s’ils trébuchaient, que se passerait-il ? C’est bien le mouvement qui fait la trajectoire et ces images exprimaient bien la vision dynamique que ce maire entreprenant portait sur son action et sa dimension collective.

Au village sans prétention résulte du travail de création des réalisateurs Julien Malassigné et Jean-Baptiste Fribourg. Ces deux artistes ont été sélectionnés suite à l’appel à projet lancé par le fond et la forme dans le cadre d’une résidence de territoire soutenue par la DRAC Midi-Pyrénées en Midi-Quercy. Ils ont vécu en immersion durant plusieurs mois pour découvrir, comprendre et s’intégrer dans le village de Parisot. A l’assaut des moulins de l’indifférence de l’administration, dans le film, Frédéric Kérestedjian apparaît comme le Don Quichotte d’une certaine idée solidaire de la ruralité. Le tableau en touches impressionnistes des portraits de Parisotains, « de souche » ou pas, donne une image quasi-idyllique du bien vivre ensemble. Le malheur s’il existe ne viendrait que d’ailleurs, de la PAC, de la ville, du stress, de la désertification programmée…

Étranges propos croisés de ceux qui ne savent pas rester sans rien faire et des anciens qui trouvent qu’on ne prend plus assez de temps pour se parler et se connaître. Pour Mamie Paulette, les réseaux sociaux le sont vraiment : ce sont des êtres vivants, comme ces mères qui partagent le café retour de déposer les enfants à l’école.

Médecin en tournée, bar convivial, secrétariat de mairie en ébullition, vétérinaire opérant, éleveurs à la traite, footballeurs au vestiaire ou supporters devant le même écran, il ressort de ces témoignages une espèce d’ « insularité » : c’est Parisot et pas autre chose !

Source - La Dépêche du Midi du 02/03/2015

Visionnez le film ici : http://lefondetlaforme.org/webdoc/au_village_sp/index.html#001-demarrer

 

 

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