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Côté patrimoine (4) : Le lavoir métallique de Nègrepelisse

mardi 4 octobre 2005

Jusqu’à l’avènement de la machine à laver le linge dans les années 1960, les lavoirs étaient un élément essentiel de la vie sociale. Situé à l’entrée de la ville, en contre-bas de l’actuelle place Duras, le lavoir dit “de la porte-haute” a été construit sur un site où l’arrivée d’eau par le ruisseau de Longues-Aygues était suffisament abondante pour alimenter les deux bassins.

Après plusieurs années de concertations, le lavoir public de Nègrepelisse, est construit en 1897 selon les plans de l’architecte M. Caulet, conservés aux archives départementales. La particularité constructive de ce lavoir repose sur la charpente en fer réalisée par la maison de fonderie parisienne Guillot-Pelletier. La toiture est supportée par quatre structures en fer triangulé où piliers et fermes avec entrait en anse de panier sont associés dans un même ensemble et supportent des pannes métalliques en I.

Le 1er décembre1898, le décompte définitif des travaux s’élève à 4972,34 frs. L’édifice mesure 13,50 m. de long sur 7 m. de large. Il possède deux bassins, un pour le lavage, l’autre pour le rinçage, pour une longueur totale de 12m35. Cette longueur était jugée suffisante pour seize laveuses. Le calcaire, en moellon et pierre de taille, qui couronne le muret et sert de base aux piliers en fer, provient des carrières de Bruniquel. La brique, quant à elle, provient de la briqueterie de Saint-Etienne-de-Tulmont. Les bassins sont en béton ainsi que les quatre marches d’entrée percées dans la longueur d’un des murs.

Ce lavoir utilisant des matériaux en vogue à l’époque de sa construction, a résisté au temps, aux mutations économiques et sociales et aux innovations techniques du milieu du XXe siècle. La commercialisation de la machine à laver le linge fera inévitablement péricliter la fréquentation du lieu, mais l’entretien régulier et la restauration effectuée avec le concours de l’association “Concordia” en 1998 ont permis de sauver cet élément remarquable du patrimoine local.

 

 

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