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Côté patrimoine (3) : Nègrepelisse : la halle.

mardi 4 octobre 2005

Il a semblé intéressant à l’équipe de la Maison du patrimoine, pour ce troisième côté patrimoine, d’étudier un monument primordial de l’histoire de Nègrepelisse et cependant disparu il y a quelques dizaines d’années : la halle. En effet, étudier et faire connaître le patrimoine est aussi perpétuer sa mémoire... Les écrits d’André Lombrail sur la halle y ont largement contribué.

Nombreux sont les habitants qui l’ont connue encore debout, contre un des murs de l’hôtel de ville, et trop proche du clocher de l’église. De tous temps, la ville avait été pourvue d’une halle, rasée après la Révolution. La nouvelle halle de Nègrepelisse a vu le jour après soixante ans d’aléas historiques, techniques et politiques. Lors d’un conseil municipal de 1820, il apparaît urgent de reconstruire ce lieu indispensable à la population surtout les jours de foire, de marché ou de fête.

Une affiche datée de 1825 annonce l’adjudication des travaux publics engagés pour la construction de cette halle aux blés. Deux devis sont réalisés entre 1821 et 1826, mais la halle en photo sur la carte postale est une construction qui remonte à 1881 seulement. A cette date, et après diverses réparations, destructions et reconstructions, une halle neuve est finalement construite. Elle mesurait 29 mètres de long sur 10,50 mètres de large. Elle était couverte d’une toiture en tuile plate à quatre pans, surmontée de deux épis de faîtage en zinc. Les quatorze piliers en brique avaient des bases en pierre de taille de calcaire et des chapiteaux lisses.

Au début du 20e siècle, de grands panneaux en bois amovibles furent installés entre les piliers afin d’assurer la fermeture du lieu. L’édifice était utilisé pour des bals, des représentations théâtrales, du cinéma ou des variétés. Cependant en 1961, ce lieu convivial mais étroitement implanté entre la mairie, le clocher et la rue, a été rasé pour donner plus d’ampleur au carrefour et dégager le clocher de l’église, laissant vide cet espace qui fut autrefois le coeur de la ville...

Carole Stadnicki, Diane Joy, l’équipe de la Maison du patrimoine.

 

 

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