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Conférence sur le patrimoine rural de Caussade

mardi 21 juin 2016, par Corinne Trevisan

En ouverture de la conférence sur l’inventaire du patrimoine rural de la commune de Caussade, vendredi dernier aux Récollets, en présence de nombreux élus et dans une salle comble, Sandrine Pradier, chef de projet service inventaire du patrimoine du Pôle d’Equilibre Territorial Rural du pays Midi-Quercy indiquait que les travaux de prospection sur le terrain et dans les archives avaient été déjà effectués sur 26 communes, soit 9 000 édifices étudiés et 28 000 clichés de fermes, d’églises, de châteaux, d’archives ou de cartes postales, réalisés. Avec la participation d’Emmanuel Moureau pour la partie historique, les deux conférencières Sandrine Ruefly et Carole Stadnicki-Leroyer ont étayé leur présentation à partir de trois axes : le cadre naturel, le cadre historique des constructions et les fermes à la belle époque. Elles mettaient en exergue la mixité des matériaux tels que la brique cuite, la brique crue et le calcaire. Patrimoine architectural

Elles présentaient de beaux exemples de ferme en pan-de-bois au remplissage en torchis composé de terre, d’argile, de végétaux auxquels on pouvait ajouter du sable. Grâce à sa position stratégique, à la croisée de deux routes royales, Caussade connaissait un XVIIIe siècle florissant, suivi d’une explosion des constructions au XIXe et au début du XXe siècle, dans un contexte économique favorable : création de la voie ferrée en 1884, multiplications des chapelleries, ligne de tramway en 1913, notamment. A la belle époque, 230 fermes étaient ainsi recensées, pour la plupart détruites et reconstruites à la fin du XIXe siècle pour composer une forme de binôme entre le logis et la grange-étable. Par manque de transmission écrite ou orale, le savoir-faire de la fabrication de l’adobe, une brique de terre crue très couramment utilisée, était considéré comme perdu, par les deux conférencières qui abordaient en fin de conférence, la part des métiers à la fin du XIXe siècle, où les maçons, les charpentiers et les tailleurs de pierre occupaient une place prépondérante devant les menuisiers.

Article de la dépêche du 2 juin 2016.

 

 

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